Semaine de la santé au travail 2026 : faire de la santé mentale une priorité
Selon le CESI, l’EU-OSHA place les risques psychosociaux et le stress au cœur de sa campagne européenne 2026-2028, lancée à l’occasion de la Semaine européenne de la santé au travail.

L’objectif affiché, « Ensemble pour la santé mentale au travail », donne un cap utile aux équipes: regarder aussi les conditions de travail, et pas seulement les réactions individuelles face à la pression. Pour les salariés comme pour les responsables, la première étape est concrète: repérer ce qui, dans le quotidien, mérite d’être nommé.
Du stress ressenti aux situations à signaler
La campagne met l’accent sur la prévention des risques psychosociaux. Dans la pratique, cela invite à décrire des situations précises plutôt qu’à s’en tenir à un constat général comme « je suis stressé ». Une charge difficile à absorber, des priorités qui se contredisent ou un manque de soutien peuvent servir de points de départ à une conversation avec un responsable ou les interlocuteurs compétents dans l’organisation. Ces exemples sont des repères pour préparer l’échange, pas des éléments détaillés dans l’annonce de la campagne.
Avant le rendez-vous, notez quelques faits observables: ce qui se passe, à quel moment, et ce qui rend la situation difficile à gérer. Puis formulez une demande claire, par exemple de revoir les priorités ou de préciser les attentes. Cette préparation ne garantit pas une solution, mais elle aide à transformer un malaise diffus en sujet de discussion.
Le silence au travail, un signal à prendre au sérieux
FranceTransactions rapporte qu’une enquête fait état de 59 % de salariés qui cacheraient leurs difficultés psychologiques au travail. Le même article indique que 68 % des décideurs se jugeraient insuffisamment armés ou formés pour gérer l’épuisement professionnel de leurs équipes. Les éléments disponibles ne précisent pas la méthode ni le périmètre de cette enquête: ces chiffres donnent un signal à examiner, mais ne suffisent pas à décrire à eux seuls la situation de tous les milieux professionnels.
Ils soulignent néanmoins un double enjeu: rendre la parole possible et donner aux responsables des moyens d’accueillir les alertes. Pour un salarié, cela peut commencer par identifier une personne à qui parler et préparer les faits à partager. Pour un manager, un premier geste consiste à écouter sans réduire la difficulté à un manque de résistance, puis à clarifier les prochaines étapes.
Un premier plan, à l’échelle de son équipe
La campagne européenne couvre la période 2026-2028. À l’échelle d’une équipe, il est possible de s’en saisir sans attendre un grand programme: choisir un problème récurrent, recueillir les situations concrètes et convenir d’un point de suivi. L’essentiel est de ne pas faire porter toute la prévention sur la capacité individuelle à « tenir bon ».
Pour préparer ce travail, chacun peut écrire une situation qui pèse, l’effet qu’elle a sur son quotidien et une amélioration à discuter. Les responsables peuvent, de leur côté, vérifier si les difficultés signalées débouchent sur un échange et une suite identifiable. C’est une manière simple de donner une traduction pratique à la priorité annoncée: faire de la santé mentale un sujet de prévention au travail, et non une question à garder pour soi.